Je sais pas pour vous, mais moi quand je finis un livre je me sens très mélancolique, la séparation avec les personnages et le monde du livre m'attriste énormément, et des fois même je verse une larme...j'en ai versé pour L'ombre du vent, j'ai lu ce livre sur 50 jours exactement, j'ai fait plusieurs pauses par ce que je ne voulais pas que ça finisse vite, je ne voulais pas sortir de ce monde où livres, fictions, personnages fictifs, rêves, réalité, present et passé ne cessent de se confondre, ou la ligne entre le juste et l'injuste reste très floue. L'obsession de Daniel pour un écrivain quasi inconnu, et vouloir connaître à tout prix son histoire s'avère en fin de compte comme une découverte de son propre destin, et des chemins tortueux de la vie qui a lié de personnes grâce à un livre tiré au hasard dans un labyrinthe dans un cimetière de livres oubliés. Ce qui est amusant c'est que j'ai acheté L'ombre du vent au hasard, j'ai aimé la couverture, j'ai jamais lu du Zafón, à et le titre m'a plu, je ne savais rien de l'histoire ni de son succès, même la description était mystérieuse. J'aime bien m'imaginer que ce livre m'a choisi et non le contraire.